Comme nous avons pu le constater sur chacun de nos milliers de diagnostics, les remontées capillaires s’accompagnent systématiquement d’effets secondaires plus ou moins visibles. La présence de sels minéraux et de salpêtre en sont les principales manifestations.

Les sels minéraux

Parmi les effets secondaires, la concentration de sels minéraux dans toute l’épaisseur de la maçonnerie est la plus visible. Ces sels sont des Sulfates (Sulfate de magnésium, Sulfate de sodium); des Nitrates (Nitrate de magnésium, Nitrate de calcium, « Salpêtre » de calcium) ou des Chlorures (Chlorure de calcium, Chlorure de soude) que l’on retrouve uniquement en bord de mer. Les sels minéraux se présentent sous forme solide de couleur blanche. Ils peuvent être teintés en marron par des fuites de fosse septique ou l’écoulement de purin. Ces sels minéraux que l’on trouve en forte concentration dans les zones atteintes par les remontées capillaires proviennent du passage d’eau sous le bâtiment. En effet, les remontées capillaires véhiculent les sels minéraux et les déposent dans la maçonnerie lors de leur évaporation. Lors de l’assèchement, les sels minéraux présents dans la maçonnerie se trouvent privés d’humidité et vont migrer en surface pour pomper l’humidité de l’air ambiant. Cela va provoquer une concentration des sels minéraux en surface et peut faire penser que l’assèchement ne se fait pas mais, c’est le contraire, une augmentation des efflorescences de sels minéraux en surface est un signe d’efficacité. Ne pas traiter les sels minéraux revient à s’exposer à de nouvelles dégradations dues à la poussée des sels.

Le salpêtre

Il se présente lui, sous la forme d’une barbe blanche qui s’enlève facilement à la main. Il est surtout visible à l’intérieur du bâtiment car à l’extérieur il est balayé par le vent et lavé par la pluie. Le salpêtre est le résidu du développement des bactéries qui se nourrissent de l’ammoniaque provenant des eaux du sol et du carbonate de calcium contenus dans les murs. La transformation se termine au contact de l’oxygène de l’air pour former le nitrate de calcium ou « salpêtre ».